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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 15:15

Si vous êtes at­ten­tif à vos éco­no­mies, vous re­cher­chez tou­jours le meilleur ren­de­ment. Mais si vous faites l’exer­cice pour le compte d’épargne de vos en­fants, vous serez ra­pi­de­ment confron­té à de nom­breux obs­tacles.

Les épar­gnants ont dé­sor­mais la pos­si­bi­li­té de consul­ter le site de l’au­to­ri­té de contrôle, la FSMA, qui met à leur dis­po­si­tion un com­pa­ra­teur of­fi­ciel de comptes d’épargne. Grâce à cet outil, vous ob­tien­drez un aper­çu des taux les plus éle­vés sur la base de votre pro­fil (le mon­tant que vous sou­hai­tez ver­ser, votre ho­ri­zon de pla­ce­ment, etc).  Vous pou­vez ré­pé­ter l’exer­cice pour le compte d’épargne de votre en­fant mi­neur

. Il n’est en effet pas exclu que le compte sur le­quel vous avez com­men­cé à lui consti­tuer un petit magot il y a quelques an­nées offre au­jourd’hui un ren­de­ment mi­nable. Mais existe-t-il des al­ter­na­tives?

Plan d’épargne

Ceux qui cherchent des al­ter­na­tives au compte d’épargne se voient sou­vent pro­po­ser des plans d’épargne dé­gui­sés sous les ha­bits d’un pro­duit de la branche 21. Les pa­rents sous­crivent alors un contrat d’as­su­rance-épargne ou d’as­su­rance-vie dont leur en­fant est le bé­né­fi­ciaire. Ces pro­duits offrent un taux ga­ran­ti, com­plé­té par une par­ti­ci­pa­tion aux bé­né­fices qui dé­pend de la per­for­mance du por­te­feuille sous-ja­cent: le Delta Lloyd Strategy (en com­bi­nai­son avec un fonds d’in­ves­tis­se­ment de la Branche 23) et le Life Ju­nior Plan de KBC. Mais ces noms ron­flants cachent sou­vent un grand vide. "Je ne vois au­cune va­leur ajou­tée dans les pro­duits de la Branche 21", es­time Erik Pee­ters, un des gé­rants du ges­tion­naire de fonds Leo Ste­vens. Jean-Ma­rie Bos­tyn, chef de pro­duits du pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier BFO, confirme: "Il faut bien cher­cher pour y trou­ver des avan­tages."

Car contrai­re­ment aux comptes d’épargne clas­siques, ces pro­duits sont as­sor­tis de frais re­la­ti­ve­ment éle­vés: le taux ga­ran­ti se situe ac­tuel­le­ment au même ni­veau qu’un compte d’épargne (1,5 à 2,5% sur les pro­duits cités plus haut), mais les droits d’en­trée à payer sur chaque ver­se­ment va­rient entre 3,5 et 5,4%. De plus, vous devez vous ac­quit­ter d’une taxe de 2% sur chaque ver­se­ment, et les par­ti­ci­pa­tions aux bé­né­fices sont de­ve­nues des den­rées rares. "Dans le cas de pa­rents qui épargnent pour leurs en­fants, il s’agit en gé­né­ral de mon­tants assez li­mi­tés. Dans ces cas-là, il est pré­fé­rable de pri­vi­lé­gier des pro­duits bon mar­ché, comme les comptes d’épargne en ligne, qui offrent le meilleur ren­de­ment pour le risque le plus faible. Cela n’a aucun sens d’opter pour des pro­duits com­plexes pour les­quels il faut payer des frais", ex­plique Pee­ters.

Plans d’in­ves­tis­se­ment

Beau­coup de pa­rents se de­mandent dès lors  s’ils ne de­vraient pas opter pour un plan d’in­ves­tis­se­ment. "Si vous éco­no­mi­sez pour vos en­fants, vous pou­vez prendre un peu plus de risques. C’est peut-être dé­li­cat d’un point de vue émo­tion­nel mais c’est un bon cal­cul. A long terme, un por­te­feuille d’in­ves­tis­se­ment bien di­ver­si­fié of­fri­ra cer­tai­ne­ment un meilleur ren­de­ment qu’un compte d’épargne qui ne com­pense même pas l’in­fla­tion. Et si vous optez pour des ver­se­ments éta­lés dans le temps, vous li­mi­tez les risques puisque vous in­ves­tis­sez tant en haute qu’en basse conjonc­ture", fait va­loir le conseiller en in­ves­tis­se­ments Marc Ley­der, de Van Lan­schot. Bos­tyn de BFO conr­firme: "Vous ne com­men­cez tout de même pas à épar­gner pour vos en­fants quand ils ont 19 ans! Si vous com­men­cez quand ils sont pe­tits, un por­te­feuille d’in­ves­tis­se­ment of­fri­ra tou­jours une meilleure ré­sis­tance en cas de fluc­tua­tions bour­sières."

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Les banques pro­posent di­vers plans d’in­ves­tis­se­ments avec ver­se­ments pé­rio­diques. Le Focus Plan Bricks for Kids d’ING ou le Fund In­vest­ment Plan de Key­trade Banque, par exemple. Avec ces for­mules, il est pos­sible d’ef­fec­tuer des ver­se­ments pé­rio­diques de 25 euros dans un pa­nier sur me­sure, com­po­sé de dif­fé­rents fonds d’in­ves­tis­se­ment. Avec ces pro­duits, vous pre­nez da­van­tage de risques. Cer­tains spé­cia­listes sug­gèrent dès lors de ne ja­mais ou­vrir de tels comptes au nom d’un en­fant. L’en­fant pour­rait en théo­rie s’adres­ser à un juge de paix lors­qu’il at­teint sa ma­jo­ri­té, faire consta­ter qu’une  par­tie du ca­pi­tal a fondu, et es­ti­mer que le por­te­feuille a été mal géré. Ce n’est pas cou­rant, mais il faut sa­voir qu’in­ves­tir au nom d’un en­fant peut se ré­vé­ler plus pro­blé­ma­tique que de lui ou­vrir un compte d’épargne.

Pour les mêmes rai­sons, il est dé­con­seillé d’ou­vrir un compte titres au nom de votre en­fant, dans le­quel vous in­ves­tis­sez en ac­tions. Un pa­rent a peu de marge de ma­noeuvre pour gérer ce type de por­te­feuille. "Il ne faut pas confondre in­ves­tir et épar­gner. Lorsque vous épar­gnez, vous vous consti­tuez un ca­pi­tal, et ce n’est que dans une se­conde phase que vous uti­li­sez ce ca­pi­tal pour in­ves­tir. Je ne re­jet­te­rais pas trop vite le compte d’épargne. Un plan d’in­ves­tis­se­ment pé­rio­dique peut être un bon com­plé­ment si vous sou­hai­tez don­ner un petit coup de pouce à des mo­ments clés de la vie de vos en­fants (ma­riage, achat d’une mai­son... ). Mais il est im­por­tant de gar­der une marge de manœuvre fi­nan­cière suf­fi­sante. Ce n’est pas évident si vous avez plu­sieurs en­fants et si vous sou­hai­tez éga­le­ment vous consti­tuer un bas de laine pour votre re­traite", conclut Pee­ters.

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