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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 14:41

Force est de constater que pour maintenir son niveau de vie actuel lorsqu’il sera retraité, tout un chacun a intérêt de compléter sa pension légale («1er pilier») en recourant à un maximum de formules d’épargne («2e, 3e et 4e piliers de pension»).

La constitution d’une pension extra-légale devient une préoccupation première pour deux raisons. Parce que tout d’abord, notre population vieillit et de nombreux travailleurs quittent le circuit professionnel avant l’âge légal de pension. Ainsi, comme en Belgique c’est la population active qui finance la pension des retraités, les cotisants sont de moins en moins nombreux. Et parce qu’en outre, le pays traversant une crise budgétaire, il y a peu d’espoir que le gouvernement puisse juguler rapidement ce problème.

Gouverner c’est prévoir ?

Si la crise était difficilement prévisible, on est par contre en droit de se demander pourquoi rien n’a été entrepris par nos gouvernements en périodes de haute conjoncture pour anticiper le défi du vieillissement.

En 2011, la pension brute s’élevait, selon le SNI (Syndicat neutre pour indépendants), à 787 euros pour les indépendants, 1076 euros pour les salariés et 2370 euros pour les agents publics – des différences pour le moins saisissantes –, certainement pas de quoi vivre une retraite confortable. Qui plus est, la crainte grandit que l’Etat ne soit plus apte à payer les pensions légales dans quelques années. A telle enseigne que, dans un contexte de crise où nombre de Belges dépensent déjà moins, ils prennent conscience de la nécessité de se serrer la ceinture aussi pour s’assurer une fin de vie satisfaisante. En achetant un bien ou en épargnant pour un complément de pension. Mais tous n’en ont pas les moyens (lire à ce sujet : «Un Belge sur cinq n’alimente plus sa tirelire» sous l’onglet Patrimoine).

Il est dès lors primordial que des mesures structurelles soient prises afin d’éviter notamment, d’une part, que nos jeunes supportent le coût économique du vieillissement de la population et d’autre part, qu’un nombre croissant de retraités vivent sous le seuil de pauvreté.

Mesures insuffisantes

Le gouvernement a déjà voté un train de mesures visant à inciter les gens à demeurer actifs plus longtemps. Mais cela semble encore peu.

L’âge du départ à la retraite anticipée a été relevé de 60 à 62 ans, à condition de pouvoir se prévaloir d’une carrière de 40 ans (et non plus 35). Les conditions du départ se sont elles aussi durcies : à partir de 2015, le salarié qui souhaitera bénéficier de la prépension à 60 ans devra cumuler 40 ans de carrière.

Le bonus de pension gratifie les salariés et indépendants travaillant au-delà de leur 62e anniversaire ou de leur 44eannée de carrière d’une majoration de la pension de retraite de 2,21 euros par jour de travail effectif pour les premiers, de 156 euros par trimestre pour les seconds.

Les capitaux des assurances de groupe constitués des cotisations patronales ou des primes payées par la société sont désormais taxés plus lourdement lorsqu’ils sont retirés avant l’âge de 65 ans.

Pour le reste, l’âge légal du départ à la retraite reste fixé à 65 ans pour les hommes comme pour les femmes, alors que la plupart de nos pays voisins l’ont déjà porté à 67 ans. Sera-ce bientôt le cas chez nous également ? Et dans ce cas, la durée de carrière sera-t-elle aussi allongée ? Car une mesure de prorogation n’aurait d’utilité si, dans la pratique, seuls 5% des Belges restent effectivement actifs jusqu’à 65 ans.

Les trois autres piliers de pension

Les produits qui suivent permettent de se constituer une pension extra-légale. Il ne faut toutefois pas en attendre des miracles. A titre d’information, le contribuable qui souscrit une épargne-pension à l’âge de 30 ans et s’acquitte jusqu’à son 65e anniversaire de la prime déductible maximale (910 EUR pour l’année de revenus 2012) recevra à terme, compte tenu d’un rendement annuel net de 3,97% et d’un taux d’imposition du capital à la date d’expiration de 10 %, un capital net de 48.490 euros.

- Le deuxième pilier : ce sont les pensions complémentaires souscrites par le biais de l’employeur (ou de la société, pour les indépendants concernés). Pour le salarié, il s’agit essentiellement d’une assurance de groupe. S’y ajoute, pour les indépendants, la pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI ordinaire ou sociale). Des produits fiscalement avantageux.

- Le troisième pilier : ce sont les produits de pension complémentaire accessibles sur une base individuelle. Il s’agit de l’assurance vie individuelle dont les primes sont déductibles et de l’épargne-pension fiscalement avantageuse.

- Le quatrième pilier : il s’agit des placements qui permettent de se constituer un capital-pension complémentaire. Parmi ceux-ci, citons les produits d’assurance de la branche 21, assortis d’un rendement fixe, ceux de la branche 23, sans rendement fixe, et de la branche 26, qui sont des contrats de capitalisation faisant l’objet d’un rendement minimum garanti, auquel peut venir s’ajouter une participation bénéficiaire. Ou encore, certains plans d’épargne-pension constitués de deux assurances vie distinctes mais complémentaires (branche 21 couplée à une branche 23) où, à mesure que l’échéance finale du plan d’épargne se rapproche, les investissements en actions diminuent, au profit de placements obligataires, moins risqués.

Les produits de ce pilier se distinguent des précédents en ce qu’ils ne donnent lieu à aucun avantage sur le plan fiscal. Partant, le capital liquidé à l’expiration du contrat ne sera pas imposé.

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